Exercices

Homélies –  Exercice de démarrage

            Ce premier exercice a pour objectif de faire le point sur vos « points forts » en matière de communication (sur lesquels vous devez vous appuyer), et sur ceux qu’il serait souhaitable d’améliorer. C’est un exercice en quatre temps. Prévoyez environ 10 minutes pour l’homélie, 15 minutes pour l’analyse, 10 minutes pour la confrontation avec la vidéo et 5 minutes pour la conclusion, soit un total de 40 minutes par prédicateur. 

            (Extrait de « Homélies et Prise de Parole Publique – 30 exercices pour se perfectionner », chapitre III, 1)

Exercice 1 – Les points forts et les points améliorables

  • Premier temps : l’homélie

Si vous avez choisi de le faire seul, montez votre caméra sur pied et cadrez-la sur l’endroit où vous vous tiendrez. Lorsque vous vous sentirez prêt, déclenchez l’enregistrement vidéo et allez à l’endroit choisi, face à la vidéo. Puis pensez à votre public adulte habituel et prononcez votre dernière homélie, sans rien changer à vos habitudes, en veillant à ne pas dépasser 8 minutes.

Si vous êtes trois confrères, les autres se répartissent aux deux coins de la pièce (pour le travail du regard) et s’astreignent à prendre des notes, non pas sur le fond, mais sur la manière de communiquer. L’un d’eux déclenchera l’enregistrement à votre signal. Chacun, avant de prononcer son homélie, précisera les textes du dimanche concerné et la catégorie de public auquel il s’adresse.

  • Deuxième temps : l’analyse.

À la fin de chaque homélie, vient le temps des questions. L’avantage de faire cet exercice à plusieurs et/ou, si possible, avec un ou des amis laïcs, est d’augmenter l’objectivité de l’analyse. Soi-même, on n’est pas toujours bon juge de ses propres performances. De plus dans une assistance les ressentis peuvent être divers. Cependant mieux vaut faire ces exercices seul que de patauger à vie dans l’impéritie. Le simple fait de se concentrer sur « la forme » des homélies (ou de tout exposé public) est en soi un déclencheur d’amélioration.

Mais, attention ! Ici, quatre précautions…

– contrairement à l’habitude, vous ne vous préoccuperez que de la manière de communiquer,

– comme l’objectif est d’augmenter la performance de chacun, vous mettrez de côté le respect humain et la langue de bois, en vous rappelant qu’on ne peut guérir un malade sans diagnostic précis,

– le questionnement se fera en se mettant « dans la peau » d’un auditeur habituel, tel que défini par le prédicateur qui a parlé, sachant l’attention du Seigneur pour les brebis perdues,

– vous éviterez de vous disperser : ne commentez que ce qui concerne la question posée. Parlez chacun à votre tour. Ecoutez-vous, même si vous n’êtes pas d’accord. Si vous parlez de tout ou tous ensemble, vous ne progresserez pas !

Focalisez-vous sur 12 questions :

  1. Quel est le (les) point(s) fort(s) du prédicateur en matière de communication ?
  2. Avons-nous tout entendu, y compris la fin des phrases ?
  3. Un non-spécialiste aurait-il compris l’intégralité des mots ?
  4. Avons-nous compris toutes les idées exprimées ?
  5. Avons-nous été intéressés ?
  6. Y a-t-il eu un moment où nous avons perdu le fil ou pensé à autre chose ?
  7. Pouvons-nous dire quel était le principal message de cette homélie ?
  8. Le prédicateur donnait-il l’impression d’y croire ou d’accomplir un devoir ?
  9. Qu’apporterait cette homélie à des catholiques bien formés ?
  10. Pourrait-elle aider des personnes en recherche et ignorantes ?
  11. Intéresserait-elle des jeunes ?
  12. Qu’est-ce qui vous semble améliorable et pourquoi ?

Attardez-vous particulièrement sur la première et la dernière question.

  • Troisième temps : la vidéo-confrontation

Son intérêt est de permettre au prédicateur de confronter son ressenti avec les conseils prodigués par ses complices. Il arrive souvent que lors de l’analyse, le prédicateur estime que les autres exagèrent, puis que devant la vidéo, il s’exclame : « Ah ! Je n’aurais pas cru ! »

  • Quatrième temps : le diagnostic

Lorsque chacun se sera exprimé sur une homélie, mettez-vous d’accord sur les points forts et sur ceux qu’il serait souhaitable d’améliorer. Notez-les sur une feuille divisée verticalement en deux colonnes : sur la gauche, les points forts et sur la droite, ceux à améliorer. Cette « Feuille de Progrès » suivra chacun et devra être complétée après chaque exercice.

À la fin de la séance, chaque orateur repartira avec son homélie enregistrée sur une clé USB (pour la réétudier) et sa « Feuille de Progrès » (pour suivre ses progrès et cibler ses efforts).

N’oubliez pas de fixer une date pour les exercices suivants. Un espace de deux semaines laisse le temps du mûrissement.

 

Homélies – Exercices finals – Savoir où j’en suis dans ma progression

            Ces deux derniers exercices ont pour but de vous aider à faire le point, seul moyen de progresser dans la bonne direction. Le premier porte sur la manière de structurer votre homélie pour atteindre les intelligences, le second sur l’expression orale pour atteindre les cœurs. Leurs questions portent sur des détails qui ne sont que des moyens. Même si nous en avons vu l’importance, ils ne doivent pas faire oublier que l’essentiel est que vos auditeurs aient bien entendu et tout compris, que vous les ayez intéressés et qu’ils aient retenu votre message principal pour leur donner le maximum de chances de se positionner dans l’adhésion. 

            (Extraits de « Homélies et Prises de Parole Publique – 30 exercices pour progresser », Chapitre II, 9)

Pour ces deux derniers exercices, nous vous invitons à refaire une homélie devant la vidéo et si possible devant des complices… C’est à eux que nous destinons ces questions. Si vous ne les posez qu’à vous-même, les réponses risquent d’être subjectives.

 

Exercice 29 – Le point sur la structuration du contenu

Déterminez bien à quel auditoire vous vous adressez : basique ou intellectuel, adulte ou jeune… Puis mettez-vous dans la peau successivement de catholiques bien formés, de ceux qui savent peu, de ceux qui viennent rarement à la messe, des déçus par l’Église, des personnes en recherche…

  1. Quel était son objectif ? Est-ce bien celui que l’orateur avait choisi ?
  2. Le thème était-il pertinent pour cet auditoire ?
  3. Les mots étaient-ils compréhensibles par tous les auditeurs ?
  4. L’accroche nous a-t-elle ferrés ? Nous sommes-nous sentis concernés dans nos vies ?
  5. Le plan était-il clair ? Pouvons- nous le répéter ?
  6. L’introduction a-t-elle annoncé le thème traité et les différentes étapes  du plan ?
  7. La conclusion répondait-elle aux questions ou problématiques annoncées en introduction ?
  8. Les changements de parties ont-ils été indiquées par des silences et des annonces ?
  9. Y a-t-il eu des concepts, dogmes ou règles de vie qui auraient mérité d’être mieux explicités ?
  10. Y a-t-il eu des digressions inutiles (sources d’alourdissement et de dispersion au détriment du reste) ?
  11. Quels procédés ont été utilisés pour aider les auditeurs à mémoriser (annonce du plan, répétitions, résumé du parcours, images fortes) ?
  12. Après la conclusion, des modèles concrets de « mise en pratique » ont-ils été proposés pour la semaine ?
  13. Avons-nous été intéressés ou notre esprit s’est-il évadé ?
  14. Au terme, nous sentons-nous enrichis ?

 

Exercice 30 – Le point sur l’expression orale 

Redisons une dernière fois que sa préparation ne peut se faire qu’en dernier, après avoir prié les textes, choisi l’objectif et travaillé la structuration de l’homélie (ou de l’exposé). Si la lampe n’est pas allumée, à quoi servirait le chandelier ?

  1. Le prédicateur a-t-il suscité l’envie de l’écouter ? (en se référant aux différents auditoires).
  2. Donnait-il l’impression d’y croire ou d’accomplir un devoir ? Parlait-il uniquement aux intelligences ou aussi aux cœurs?
  3. Nous a-t-il fait passer sa conviction en regardant chacun de nous ?
  4. Avons-nous, tous, tout entendu, y compris en fin de phrases ?
  5. Son timbre était-il naturel ou artificiel, chaleureux ou professoral ?
  6. Le ton était-il normal ou trop aigu (fatigant) ou trop sourd (difficile à entendre) ?
  7. La force et le débit de sa voix étaient-ils variés ?
  8. Les intonations stimulaient-elles l’attention et aidaient-elles la compréhension ?
  9. Nous a-t-il laissé du temps pour nous approprier ?
  10. A-t-il posé des questions suivies de silences suffisants pour nous faire réfléchir ?
  11. Sa gestuelle était-elle attractive et appropriée à son propos ?
  12. Son visage était-il  « muet » ou expressif ?
  13. Nous a-t-il donné l’envie de revenir l’écouter ?
  14. Sur quoi doit-il encore faire des efforts ?

Ces deux exercices, n’hésitez pas à les refaire périodiquement. Faire le point, savoir où on en est, reste le meilleur moyen, en mer, sur terre et au ciel, d’avancer dans la bonne direction. Lorsqu’un problème est détecté, il est déjà à moitié résolu.

Un point définitif ? Non ! Nous avons toujours à progresser. Il sera utile de vous poser ces questions périodiquement en les confrontant à l’hétérogénéité de vos auditoires en matière de formation chrétienne.

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